Le gradient de pression

 

 

Ces dernières années, la Lymphologie est devenue une discipline médicale à part entière. De nouvelles données et de nouveaux concepts ne peuvent qu'entraîner une conception nouvelle des traitements et l'évolution de l'appareillage utilisé. En matière de Lymphoedème, différentes techniques ont succédé au tuyau de VDM. Nous allons examiner quel est leur mode d'action et ce qu'elles peuvent nous apporter.


Les compressions globales.

Les compressions intermittentes au moyen d'un manchon non compartimenté ont été pratiquement inopérantes. Seul un petit manchon étroit, déplacé plusieurs fois en cours de séance, peut présenter un intérêt. Cela a donné l'idée de diviser le manchon en plusieurs compartiments, afin de réaliser une compression dite "en vague".

Compressions globales


La compression en vague.

Le drainage est effectué par une "onde de pression" qui balaye le membre, d'alvéole en alvéole, de l'extrémité vers sa racine. La technique est incontestablement efficace, mais son ambition n'est que de reproduire " pneumatiquement " le tuyautage et nécessite un nombre exagéré d'alvéoles. La compression n'agit en effet, qu'au seul moment du passage de l'onde : en arrière de celle-ci, les alvéoles étant tout (à la même pression, on se retrouve dans la situation du manchon non compartimenté). La phase active ne représente donc qu'une toute petite partie de la durée totale de la compression.



La cuve à mercure.

La technique consiste à plonger le membre dans un bain de mercure. L'idée est magnifique car la compression est dégressive selon un gradient de pression parfait, puis que son taux de variation est rigoureusement linéaire. Mais la densité du Hg (13.6) applique une pression nettement exagérée à l'extrémité du membre, nulle en proximal, et surtout une énorme poussée verticale (100 kg pour une jambe normale complète).



Le drainage lymphatique manuel.

Enfin VODDER et LEDUC ont codifié et enseigné le drainage manuel, la réalité anatomique et physiologique du système lymphatique. C'est la technique parfaite toute en douceur et en progressivité. Mais elle est d'une mise en oeuvre longue et délicate que seuls les praticiens qui justifient d'un formation complète et d'une pratique abondante, sont capables de mettre en oeuvre d'une façon satisfaisante.



La nouvelle conception du drainage pneumatique.

Emprunter à chacune de ces techniques ce qu'elle peut avoir de positif, le mettre en oeuvre en même temps pour obtenir une phase de compression qui soit active du début à la fin, telle a été l'idée directrice de ce projet innovation. Il est maintenant réalisé et il permet d'agir efficacement, avec le maximum de douceur, par l'utilisation simultanée et synergique de ces différents principes complémentaires.
1. action d'une onde de pression distale - proximale des manchons pluri-alvéolaires.
2. gradient de pression, par lequel la force appliquée sur le membre décroît de l'extrémité à 1 racine;
3. pressions dynamiques, pendant toute la durée de la phase de compression;
4. application parfaite de la pression sur toute la surface du membre traité, sans aucune solution de continuité.




L'action de l'élément de compression.

En elle-même, la pression n'est pas dangereuse, sous réserve qu'elle soit appliquée parfaitement et globalement : exemple des plongeurs qui supportent, sans dommages pour leur lymphatiques, des forces de plusieurs kg/cM2. Partant de cette observation, le fourreau de compression, qui e le véritable élément actif, doit être étudié dans s forme, dans le choix des matériaux et dans s division en compartiments indépendants, en vu de l'application optimale de la force compressive.




Le générateur et les séquences de compression.

La composition de la séquence thérapeutique la mieux adaptée au cas qui présente, doit être accessible au Praticien. La formule passe-partout n'est plus concevable et le générateur doit offrir un maximum de réglages indépendants :

- Vitesse /durée de la mise en pression des différentes alvéoles.
- Durée de la compression globale et de la phase de repos qui sépare deux séquences successives. - Possibilité de modifier le raccordement des alvéoles au générateur, au moyen de connecteurs obturés.

Accès à toutes la plage des pressions : (par comparaison)
- basse pression (infra-minimale) de 30 à 70 mm de Hg
- moyenne pression (normale) de 70 à 130 mm de Hg
- forte pression (supra-maximale) plus de 130 mm de Hg

Séquences de compression


Le gradient de pression.

Beaucoup en parlent, bien peu le connaissent. C'est l'augmentation de la pression d'une alvéole qui vient d'être gonflée, chaque fois qu'une autre alvéole est mise en pression.
Ainsi cette alvéole va continuer de travailler jusqu'à la fin du cycle, en augmentant la pression hydrostatique du liquide interstitiel, d'abord dans les tissus superficiels, puis dans les couches profondes. Si on regarde le banc de manomètres de contrôle, à droite dans l'ordre ascendant, il indique le résultat final : la compression dégressive. Mais lu de droite à gauche, c'est la pression interne de chaque alvéole qui est alors représentée :
la 1ère alvéole, distale, va prendre successivement les pressions 5, 4, 3, 2, 1elle augmente la pression.
la 2ème = 5, 4, 3, 2
La 3ème etc...
la 5ème alvéole sera gonflée uniquement à la pression initiale.

Gradient de pression

Double Gradient de Pression Automatique

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